Les portes d’Euphoria

Voilà, j’ai accouché d’un nouveau bébé « Les portes d’Euphoria », l’aboutissement de presque un an de travail, c’est long comme travail !

C’est un recueil de nouvelles où plusieurs genres se mélangent : fantastique, dark fantasy, un poil de Science-fiction, du gore et de l’érotique. Dans ce recueil, je prends un peu à rebrousse-poil les codes de la romances et plus particulièrement ceux de la romance paranormale ou de la bit-lit. Je dois dire que pour moi qui ai été nourri par Lovecraft (démons et merveilles par ex) , Michael Moorcock (Elric de Melniboné), Bram Stoker (Dracula), Roger Zelazny (les princes d’Ambre), Tolkien et bien d’autres, je fais figure de vieux con auprès des « jeunes » qui ont grandi avec Twilight et d’autres sagas (il y en a pléthore !). Et puis en fait je me dis que ça peut être une expérience de lecture intéressante de voir ce qu’on peut écrire à l’ancienne mode mais avec un style pas démodé j’espère.

Bitlit

Enfin pour ceux qui ne connaissent pas la bit-lit, un aperçu d’après wikipedia :

Bit lit

La bit-lit (littéralement, « littérature mordante ») est un sous-genre littéraire de la fantasy urbaine apparu dans les années 2000. C’est un anglicisme composé de bit pour to bite (« mordre » en français), et lit pour literature (« littérature » en français), sur le modèle de l’expression chick lit qui désigne la littérature pour filles (« chick » étant un terme familier pour désigner les filles).

Cette dénomination lexicale est une invention française de l’éditeur Bragelonne1, qui en a déposé la marque, et a été popularisée par son label Milady2.

Définition

La bit-lit est un mélange de fantasy urbaine et de chick lit. Le genre met en scène une héroïne confrontée au surnaturel ainsi qu’aux tracas de la vie quotidienne2,3,4. Il n’est pas rare que l’héroïne soit elle-même un personnage surnaturel, telle une sorcière, une fée, un nécromancien, un lycantrope, un vampire ou une télépathe. Ces romans mélangent souvent des éléments d’autres sous-genres dont le roman policier et la romance paranormale.

Entre 2002 et 2004, le nombre de romans bit-lit publiés aux États-Unis a doublé en passant à 170 livres publiés par an. Un roman à succès dans ce sous-genre peut se vendre à 500 000 exemplaires5. Plusieurs écrivains américains ont exploré ce genre, en particulier Laurell K. Hamilton avec Anita Blake adapté en comics, Charlaine Harris avec La Communauté du Sud adapté en série télévisée et Stephenie Meyer avec Twilight adaptée en films.

Amalgame

La bit-lit est souvent confondue avec la romance paranormale et parfois définie comme une littérature pour adolescentes. Ces confusions sont issues du succès de Twilight auprès d’un public souvent jeune et féminin. Car cette saga de romance vampirique a contribué à l’émergence de la bit-lit6.

La romance est souvent présente dans la bit-lit mais n’est pas obligatoire4. L’érotisme y est également présent parfois3. C’est un genre assez vaste qui s’adresse aussi bien aux femmes qu’aux hommes2,7.

Venons en donc à mon recueil « Les portes d’Euphoria » !

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  • Catégorie : Fantastique – Érotique
  • Date de publication : Novembre 2014
  • Editeur : Atramenta
  • ISBN : 978-952-273-493-8
  • Mesures anti-copie : Aucune
  • 169 pages / 49106 mots

 

La présentation :

Dans ce monde d’Euphoria, où sexe, sang et sorcellerie sont liés, lisez ce livre et mettez-vous dans la peau de Virginie – étudiante en médecine le jour, sorcière la nuit – Atmo, le pêcheur misérable et rêveur, Myrina, l’Amazone, Lucien, le vampire, Cudor, la guerrière dévouée, Argien, le nécromancien, et Vladimir descendant de nobles Transylvains. Vous connaîtrez des aventures palpitantes, irez de plaisirs troubles en scènes gores et de scènes gores en paysages merveilleux. « Les portes d’Euphoria » est un passage entre notre monde réel et celui d’une fantasy addictive qui renvoie à notre côté inavouable.
Ce recueil qui regroupe « Le lys noir », « Les six reines du pêcheur », « Lune sanglante », « Argien le nécromancien » et « La nuit du loup-garou » se présente comme de l’anti bit-lit ou encore la matière noire de la bit-lit, non pas de manière opposée mais complémentaire. À la fois fantastique et érotique, il est interdit aux moins de 18 ans et vous invite à vivre une expérience unique en son genre.

Jusqu’au 26 novembre, le prix de l’e-book est à 0,99 euros ensuite à 2,99 euros.
Vous pouvez le télécharger sur toutes les plate-formes de téléchargement et notamment :

Les portes d’Euphoria sur Amazon

Les portes d’Euphoria à la fnac

Les portes d’Euphoria à la librairie immatériel

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Un extrait de 50 nuances de dark fantasy

SFFF

Dans le cadre de l’opération organisée par Gaelle Dupille du 1er novembre au 1er décembre « Les auteurs de SFFFH (science-fiction, fantastique, fantasy, horreur) francophones ont du talent ! » , je vous propose un long extrait du dernier chapitre de mon roman « 50 nuances de Dark fantasy ».

Pour écrire ce texte, je me suis plongé dans plusieurs sources, d’abord le fleuve imprévisible de mon imaginaire tordu et gore, ensuite des choses aussi diverses que les contes de la crypte, les récits hallucinés de Lovecraft, les aventures trop ignorées de Conan le Barbare (de Howard), l’époque des BD « Métal Hurlant », les récits de fantasy de Michael Moorcock, le Dracula de Braham Stocker le tout  mélangé avec un érotisme (qui vire souvent au porno hum) libre de tout tabou et qui laisse envisager pas mal de possibilités.:) C’est un peu de l’anti Bit-lit ou encore c’est la matière noire de la Bit-lit.

Assez parlé, place à l’extrait :

Quelques heures plus tard, nous nous réveillons, les bras et les jambes entremêlés. Peut-être remettrons-nous ça si l’avenir le permet. Nous gagnons le balcon de proue.

En cet endroit du monde, l’aube est verdâtre avant de laisser place rapidement à nouveau à la nuit. Face aux couleurs cosmiques l’homme et le marin ne peuvent que se sentir minuscules et humbles.

Tout l’équipage est fatigué de ce voyage interminable d’autant que le sommeil est rarement profond, et la nourriture mauvaise. Les hommes grimpent dans les drisses pour que les voiles noires se déploient. Au loin, nous entendons un bourdonnement. En fait, depuis quelques jours, il nous oppresse comme un bruit de fond qui emplit le décor et nous prévient d’un destin peu commun. C’est le fracas terrible des chutes du bout du monde qui provient d’un terrible paysage perdu dans le lointain. Peu d’hommes ont approché ce lieu, et moins encore sont parvenus jusqu’à nous pour le raconter. À son sujet courent des légendes le plus souvent terribles ou merveilleuses. Quelques vieux grimoires racontent des inepties de voyageurs rendus fous par leurs découvertes. Comme d’habitude je m’installe à la poupe et ouvre les bras. Les esprits du vent particulièrement puissants dans ces parages répondent à mon appel pour gonfler les voiles. Elles claquent et toute la charpente du bateau craque sous cette brusque poussée.

Les hommes se regardent, effrayés autant par cet environnement fantastique que par toute cette sorcellerie. Alors pour se rassurer ils chantent la complainte du marin :

« Sur les flots éternels,

Je te retrouverai ma belle

Malgré les vents cruels

Et l’indifférent ciel.

Que les courants soient contraires,

Que je ne revoie jamais la vaste terre

et dans l’enfer de l’immensité, j’erre,

Je te retrouverai ma belle. »

Leur chant couvre le bourdonnement mais le couvrira-t-il longtemps ? La nuit est maintenant retombée et les marins n’osent plus que chuchoter, impressionnés par l’imminence du danger. Et comme une prière, cette fois-ci, ils murmurent leur complainte tandis que je m’épuise dans ma lutte pour canaliser les esprits rebelles et fantasques du vent. Le bourdonnement devenu ronflement sourd, signifie que nous approchons mais sommes encore éloignés. Le corps défaillant et l’esprit obscurci, je rejoins en titubant la poupe. Les marins me regardent avec crainte et malaise. Dans ma chambre m’attend une infusion d’Euphoria que Quire m’a préparée. Je l’avale avant de m’écrouler sur mon lit. Demain sera une journée exceptionnelle.

Le bourdonnement est devenu grondement. Dans la nuit illuminée nous contemplons la présence d’immenses nuages de vapeur aux auréoles qui parent le scintillement des étoiles et rendent baveuses les écharpes colorées dans le ciel rendu moins limpide. Quire, un peu plus tôt, m’a expliqué en pointant son doigt sur une carte en peau de mouton mitée que nous approchions de « La porte de l’aube nouvelle », celle qui nous permettra de gagner le côté Est. Je me demande si l’explorateur qui l’a dessinée est vraiment fiable. Passionné par cette odyssée inédite, Quire n’en doute pas. Bien sûr, il sait que le risque de perdre la vie est grand mais il a une sorte de foi ou d’aveuglement qui lui permet d’envisager cette possibilité sans peur ni répugnance.

Des sirènes à queues de poisson bifides entourent notre vaisseau et nous étourdissent de chants mielleux et sacrilèges. Les hommes se moquent d’elles pour mieux lutter contre leur attrait, les traitent de tous les noms ou au contraire les défient d’aborder notre navire pour venir les sucer. Je crains un instant qu’ils ne soient pris au mot. Mais elles se contentent pour l’instant de nous rendre fous.

À l’horizon pointe une lumière. Quire se retourne vers moi avant de sourire, comme pris d’une émotion mystique. « C’est la porte, Maître Argien, celle de tous les mystères, celle qui conduit à la face Est de notre monde cubique. »

Dorénavant le courant nous entraîne vers un destin inéluctable. Les sirènes joyeuses plongent autour de l’étrave et ne prennent même plus la peine de nous envoûter, tellement le spectacle est grandiose. Les âmes de mes ancêtres contenus en moi, charriées par mon sang noir, frémissent à la vision de ce spectacle indicible.

Au bord du monde une grande porte de pierre fine et aérienne sculpte le ciel laissant entrevoir un tunnel de lumière. Sons et images se confondent. Nous entendons de belles mélodies qui apparaissent sous la forme de couleurs d’arcs de lumière pareils à des arches transparentes d’or et d’argent. Un sentiment d’éternité m’envahit.

Le bruit des chutes est assourdissant. Pourtant il est comme isolé, tordu par une sorte de magie. L’eau des nuages des cataractes ruisselle sur nos visages. Les marins effrayés sont immobiles tels des soldats de plomb. Plus de doute, nous filons droit vers l’abîme ; l’instant de vérité approche, celui qui nous dira si nous avions raison de croire. Debout derrière le gouvernail, Quire me prend la main tandis qu’il pilote de l’autre.

Puis, une paume, aussi invisible que gigantesque, semble prendre notre navire et le soulever peu à peu, tandis que nous nous rapprochons de la porte de l’Aube nouvelle. Je me précipite vers le bastingage pour discerner en contrebas les flots qui s’accrochent à la coque de notre navire puis l’abandonnent, vaincus par une magie que je ne m’explique pas. Un sentiment de paix ineffable me prend, les hommes autour de moi sont gagnés aussi par ce sentiment extatique. Franchissant le seuil de la porte gigantesque, nous voguons vers la Lumière. Sous la noirceur de mon esprit pourri, je découvre un noyau de grâce.

La gravité à nouveau nous saisit. La nuit constellée est en point de mire tandis que la lumière nous éclaire de dos. Un bref regard me suffit pour comprendre que les constellations ont changé de place apparente. D’ailleurs certaines me sont inconnues. Le grondement des cascades s’éloigne. Notre bateau amerrit avec fracas sur des vagues agitées. Le bois grince, ploie, mais ne rompt pas. La grâce est partie, elle laissera une trace indélébile dans notre cœur.

Les marins hurlent puis s’agitent dans tous les sens. Le navire est entraîné par le courant vers un immense vortex. Quire se retourne vers moi en souriant, l’air de dire que nos efforts n’y pourront rien changer, que depuis un moment, nous ne contrôlons plus grand-chose.

Cette fois-ci, c’est moi qui lui prend la main alors que, emportés par le tourbillon, nous nous enfonçons dans les profondeurs marines. Des murailles d’eau nous entourent. La charpente du bateau gémit. En d’immenses craquements, le bateau est broyé tandis que nous sommes projetés dans la furie de l’eau. J’entends brièvement des hurlements de terreur avant de perdre connaissance.

Ma bouche collée au sable, je suffoque et expulse le liquide de mes poumons, je finis par me tourner sur le côté. Quire se réveille péniblement, lui aussi, et finit par me dire avec un rictus qui se veut un sourire : « Bienvenue à Puanamaline, l’île dont on ne revient jamais. »

Malgré ses cheveux crasseux, en cet instant il dégage un charme puissant fait de témérité et de classe. Autour de nous des débris de bois. Plus loin quelques marins se relèvent difficilement pour venir vers nous. L’aurore est grisâtre. Bienvenue dans le monde réel. Derrière, une muraille végétale cerne la plage. Les doutes que je nourrissais il y a quelques jours reviennent de plein fouet. J’espère ne pas m’être fourvoyé.

Pourtant je sais que Calicedor ne peut m’avoir trompé, c’est elle qui m’a indiqué l’île. Plus au large des sirènes finissent de déchiqueter des membres de notre équipage. L’écho affaibli de leurs cris nous parvient.

Je caresse le chaton de ma bague et je sens Myrina qui se rapproche à grande vitesse. Je me demande par quel sortilège elle progresse aussi rapidement. Sa colère à mon endroit semble lui donner des ailes. Brièvement je pense à ma fille Casilla, suspendue entre la vie et la mort. Je n’ai aucun sentiment pour elle. Après tout, je ne la connais pas, elle est juste un pion que j’avais décidé de manipuler avant même sa conception.

Mes tristes forbans se rassemblent autour de nous. Après ce naufrage, mon autorité a diminué, il me faut les motiver.

« Plus loin dans cette jungle nous attend un formidable trésor, digne des plus grands rois.

— Ça nous fera une belle jambe si on ne peut pas revenir. », murmure un marin désespéré.

Pourtant l’étincelle de la cupidité est malgré tout réveillée. De fait, leur vie n’est consacrée qu’à la rapine et aux jouissances que leur confèrent ces richesses soudaines. C’est cette poursuite parfois périlleuse qui donne un sens à leur vie.

Moi, le capitaine Quire et les quelques survivants prenons un sentier qui s’enfonce dans la jungle et grimpe vers une destination inconnue. La faune jacasse et persifle, nous ne sommes guère discrets. Les marins jurent après avoir écrasé les moustiques et autres bestioles sur leur peau tannée. Je songe que je connaîtrai bientôt les réponses aux questions qui ont hanté mes ancêtres. Asdroth m’a élu, je le sens, mais pas forcément mes compagnons.

Enfin, nous arrivons au sommet d’une petite montagne. J’admire une gigantesque esplanade à trois degrés composée d’énormes blocs lisses hauts de plusieurs étages. À chaque coin du carré, des arches de pierre s’élancent vers le centre pour se joindre autour d’un immense moyeu. Les lignes sont si pures et d’un seul tenant que nulle main humaine n’a pu présider à la construction de cet édifice. Stupéfaits, nous sommes immobiles. Un marin peut-être moins sensible à l’esthétique du lieu nous fait remarquer qu’un escalier est taillé au centre du côté qui nous fait face.

Nous montons péniblement l’escalier qui permet le passage d’un seul homme de front. Enfin, nous arrivons au sommet de ces trois séries de gradins immenses. La surface carrée et parfaitement lisse est légèrement incurvée. Nous devinons au centre, à la verticale de l’immense essieu, une bouche noire, exacte projection du cercle vide qui la surplombe. Nous nous rapprochons pour découvrir les premières marches d’un escalier qui s’enfonce dans les profondeurs. Une lumière pâle est répandue par des lampes accrochées aux murs. « Tout ça n’est pas naturel. » déclare un des hommes, méfiant. Effectivement, nul feu n’anime ces lampes.

Nous descendons les marches. Le bruit de la jungle s’assourdit pour faire place à un silence total qui serait angoissant s’il n’était entrecoupé par les réflexions peu assurées des hommes. Quire, quant à lui, ne me semble pas très en confiance. S’il n’avait voulu garder une certaine autorité sur ses hommes, je pense qu’il m’aurait bien volontiers laissé descendre seul.

L’escalier change de direction tellement de fois et nous traversons des salles vides à l’architecture si peu commune qu’après un temps indéfini de marche, notre sens de l’équilibre et de l’orientation s’en trouve complètement perturbé. Nous ne savons plus vraiment si nous montons ou descendons, si nous allons vers le Nord, l’Ouest, le Sud ou l’Est. Le chaos s’installe dans nos esprits. Les notions d’espace, de temps, de verticalité sont comme des lignes tordues qui s’enfuient dans l’obscurité de notre esprit troublé.

« On n’en sortira jamais, c’est sûr », souffle quelqu’un.

J’avoue que ces doutes commencent à m’envahir aussi et que l’effroi est un sentiment qui se communique assez facilement dans cet endroit aussi étrange que silencieux. Même le son de nos pas est comme absorbé par les parois. La lumière diffuse ne nous permet même pas de voir nos pieds qui sont plongés dans le noir le plus profond.

Nous arrivons dans une salle étrange qui fait penser à une moitié de cône inversée avec un sol plus étroit que le plafond en demi-cercle. Les murs qui défient toute compréhension sont inclinés et j’ai l’impression d’un immense trompe-l’œil qui me ferait voir vertical ce qui est en réalité horizontal. La logique se fissure dans mon esprit.

Au centre de la pièce, du moins je pense que c’est au centre sans pouvoir en être absolument sûr, je vois deux volets métalliques cloutés, avec chacun une poignée. Quire demande à un marin d’ouvrir les panneaux. De toute manière, il n’y a nulle autre issue possible. L’homme s’avance prudemment. Alors qu’il s’attend à devoir engager beaucoup de force pour soulever les battants, ceux-ci se soulèvent sans difficulté.

Nous nous approchons : à notre stupéfaction, nous apercevons un coin de ciel. Le marin n’étant pas de nature à trop réfléchir décide d’enjamber l’ouverture et nous crie de venir. Je me retrouve bientôt avec le capitaine sur une esplanade semblable à celle que nous avons quittée plus tôt. Semblable et non identique car même si nous retrouvons les arcs-boutants et le moyeu, nous découvrons à flanc de montagne deux immenses portes verticales de métal noir. À leurs pieds une vingtaine de ce qui ressemble à des tombes du même aspect métallique sombre.

Quand je regarde la mer et l’horizon, quelque chose me trouble profondément. J’ai tout d’abord du mal à cerner la cause de mon interrogation puis je finis par comprendre : la ligne d’horizon n’est pas rectiligne comme elle devrait l’être mais légèrement courbe ! Cette particularité n’a pas échappé à Quire qui me lance un regard perdu.

En face de l’immense portail noir, toujours sur l’esplanade, trône un pupitre sur lequel est posé un grand livre. Je devine qu’il s’agit de l’ouvrage pour lequel j’ai consenti à tant d’efforts. C’est un livre de pierre comme l’on en trouve peu en Euphoria. Sculptées sur les parois du chevalet, je discerne des formes oblongues tendues vers le ciel. Sur la couverture du livre fermé est écrit en anciens caractères gravés et maudits : « Les portes d’Euphoria ». Il viendrait d’un monde mythique et perdu pour nous : Armor. Quelques exemplaires en papier existent. Je me retiens de prononcer le titre tout de suite car je mettrai en route un mécanisme dangereux et inéluctable, pour lequel je ne suis pas encore préparé.

« Les portes d’Euphoria », ce livre démoniaque écrit en un temps immémorial par Elhadj, le mage aux deux visages, brûle les doigts, paralyse les esprits.

Je prends quelques feuilles d’Euphoria qui sont dans mon havresac. Elles sont toutes mouillées du fait de leur passage dans la mer. Il est préférable de s’en servir en infusion mais je n’ai pas le temps. Je les mâche consciencieusement tandis qu’un goût aussi âcre que cendreux emplit ma bouche. J’entonne une mélopée à la gloire d’Asdroth et bientôt je le sens qui me possède plus fortement que jamais. Les marins reculent d’un pas tandis que ma taille augmente, que mes muscles enflent démesurément. Je les domine bientôt totalement, je dois bien mesurer maintenant deux têtes de plus qu’eux sans parler de mon apparence qui doit être repoussante. À pas lourds et sonores, je me dirige vers le chevalet où m’attend le livre. Je lis le titre dans la langue maudite puis lance mon incantation pleine de blasphèmes pour qu’Asdroth se réveille.

Les yeux injectés de sang je fixe les énormes ventaux. J’espère une hypothétique ouverture. Pourtant, ce sont à ma surprise, les petites tombes qui s’ouvrent. Des êtres de chair et de fer aux mouvements lents et saccadés en sortent. Dans une sorte de danse rituelle primitive, ils entament un chant que moi seul comprends. Ils implorent le dieu avec moi pendant que nos voix rentrent en résonance. Rempli de folie, mon corps se met à s’agiter, à danser en tous sens dans le même tempo que ces étranges créatures. Quire et les marins se sont reculés prudemment, effrayés par ce spectacle dément. Les murmures sinistres des arbres accompagnent notre cérémonie. Nos pieds tapent en rythme le sol et le font vibrer.

Au clair de la lune, dans un profond ébranlement de tous nos sens, les gigantesques battants coulissent le long des parois. Sous nos yeux horrifiés apparaît un être géant, noir, aux chairs à vif et au squelette de métal. Il est plus grand que les plus hautes tours de Tamry la Magnifique. Dans ses yeux brillent les lueurs rouges de la sauvagerie et de l’inhumanité. Il s’avance d’un pas pour contempler notre misérable assemblée. Inconscient, la peur m’effleure à peine tandis que les cris d’épouvante m’entourent. Une voix énorme, grave, sort de la gueule de mon dieu, Asdroth : « Seuls mes serviteurs sont autorisés en ce lieu. »

Ses mains se tendent alors que des rayons de lumière provenant du bout de ses doigts déchirent l’obscurité. Je vois les marins gesticuler et se faire déchiqueter les uns après les autres. La tête de Quire gicle à côté de moi, tandis que son corps s’effondre sur le sol. Je m’agenouille puis incline la tête devant mon dieu et maître. Il m’épargne. Sa main me cueille, avant de me déposer dans sa paume gigantesque. Devant sa bouche de feu à l’odeur pestilentielle, il me demande : « Fidèle serviteur, que veux-tu ? »

L’instant est venu de transformer notre rêve ancestral en réalité. Je réponds au nom de mes anciens :

« L’immortalité, ô Asdroth, mon Dieu tout puissant !

— Alors je vais te mettre sur le chemin car tu le mérites. »

Les effets de l’Euphoria s’amenuisent alors que j’ai une vague conscience de la monstruosité de l’être qui se tient devant moi. Je me demande en cet instant si le mérite, aux yeux du Seigneur du Chaos entraîne une récompense ou plutôt, par une ironie effroyable, un châtiment, une torture inédite pour ma témérité. Il ouvre grand sa bouche et m’enfourne violemment.

À ma grande surprise à l’intérieur de la gigantesque créature, des serviteurs pareils à ceux qui étaient dans les tombes se saisissent de moi pour m’entraîner dans les entrailles du dieu du Chaos. Mais alors qu’est-ce qu’Asdroth ? Existe-t-il ou est-ce une supercherie, une immense poupée mécanique ?

Les doigts métalliques m’immobilisent de leurs poignes de fer, et horrifié, je me souviens de mon cauchemar prémonitoire. Les êtres aux yeux de verre me sanglent violemment sur une table en métal. Malgré toute ma force, je ne peux m’échapper. Bien sûr, il est inutile d’implorer Asdroth pour me délivrer. Je sens l’effet de l’Euphoria qui diminue plus encore, mon corps qui reprend sa taille humaine et ma vulnérabilité qui revient. Ils me posent un garrot en cuir sur la bouche tandis que d’étranges outils contondants, mus par des mécanismes inconnus, se dirigent vers mon corps. Par un immense effort de volonté, je me retiens de hurler. J’essaye d’accepter la douleur qui m’envahit quand mes chairs commencent à être lacérées. Tout mon corps se contracte de souffrance, mon esprit est assiégé par ce calvaire.

Une créature mi-chair mi-métal se penche à mon oreille et m’explique d’une voix curieusement métallique : « Nous injectons en vous de minuscules entités de fer, infimes parties vivantes de notre dieu, qui vont vous assurer la longévité. Elles seront en mesure de réparer tous vos soucis de santé. »

C’est comme si un sang gelé s’infiltrait en moi pour calmer l’intense souffrance que je viens de vivre. Même mon pénis devient d’acier seulement recouvert d’une pellicule de chair.

« Vous êtes des nôtres maintenant mais Asdroth nous a prévenu qu’il avait d’autres projets pour vous. »

Ils me détachent puis soulèvent mon corps encore taillé à vif sur leurs épaules. Nous rejoignons une salle où un être vêtu d’une longue mante noire et d’une capuche, dont l’ombre cache le visage, est assis sur un trône de fer. Je suis déposé à terre, c’est à peine si je peux me tenir sur mes genoux sanguinolents.

« Vous souffrez ?

— Oui.

L’être reste silencieux et semble apprécier ma réponse.

*

**

Voilà, fin de l’extrait ! Si vous désirez lire la suite c’est par ici :

**Offre découverte jusqu’au 11 novembre. **
« 50 nuances de dark fantasy » au prix de 0,89 cents au lieu de 2,68 euros. Profitez-en, 126 pages de fantasy, de gore, d’humour, de merveilleux et d’érotisme torride. Avec de belles illustrations aussi.
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50 nuances de dark fantasy

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Vous, les femmes…

Jean-Baptiste Messier:

A la poursuite de la grâce littéraire :-)

Originally posted on Esprits Libres:

A propos de La lectrice (2013) de Jean-Baptiste Messier

http://www.amazon.fr/La-lectrice-Jean-Baptiste-Messier-ebook/dp/B00CI6WA48

La lectrice est comme une odyssée au pays des plaisirs multiples. La voix de Jeanne, une lectrice professionnelle, nous entraine dans différents tableaux voluptueux. Elle est en train de lire des nouvelles à l’écrivain qui les a produites. Depuis la rencontre entre un jeune étudiant et une romancière de textes  érotiques jusqu’à une société totalitaire futuriste où la sexualité de plaisir entre individus est réprimée, en passant par un couvent du XIVème siècle où plane le spectre du marquis de Sade, les différents récits rendent compte du rapport troublant que les femmes ont à l’égard de la sexualité. Jean-Baptiste Messier sait les regarder et rendre compte de leur force, de la façon dont elles savent s’imposer aux hommes et être maîtresses de la situation. Dans la première nouvelle, intitulée « Train d’enfer », un jeune étudiant se retrouve dans un compartiment désert…

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Les chroniques de Lamia

Quelques chroniques ou commentaires sur mon roman « 3066 Lamia » et qui me font bien plaisir. Peut-être vous donneront-ils à votre tour envie de le lire…

lamiaLe roman est disponible (entre autres) ici sur Amazon :
3066 Lamia

Une chronique de Claire Chat de bibliothèque (source : chronique ) :

Le livre du jour m’a été proposé par son auteur, que je remercie ! Petite aventure hors des sentiers battus pour moi, puisque j’ai peu l’habitude de lire la SF, d’autant plus que ce livre là est mâtiné de passage érotiques (qui n’est pas non plus au hit parade de mes blogueries, mais justement, c’était l’occasion de tester quelque chose de différent).
L’histoire

An 3066, Paris : La « Guerre Ultime » a ravagé depuis longtemps la surface de la Terre. Lamia vit son existence de jeune fille amoureuse et libertine dans une société dominée par les femmes. Les énergies fossiles sont épuisées et le progrès technique banni. Des extraterrestres aux desseins obscurs ont envahi la terre et menacent son existence même. Une nuit, Nicolas Flamel, l’alchimiste, apparaît à notre héroïne. Il l’implore de remonter le cours du temps et ainsi découvrir les secrets de l’énergie universelle que détiendrait Nikola Tesla, savant génial et iconoclaste du début du vingtième siècle. Tout d’abord, elle partira en Armor, un royaume hors du temps et de notre dimension où elle apprendra des techniques qui lui permettront de mener à bien sa mission palpitante. Elle y fera connaissance de ses compagnons d’aventure : Stéphane, le scientifique, et Cynthia, la pulpeuse espionne.

Mon avis
Une belle surprise ! J’ai beaucoup aimé l’histoire, que ce soit l’évolution de notre société dans un futur post nucléaire, ou l’exploitation des mondes parallèles… L’histoire traite aussi de différentes technologies (avec quelques explications pointues, pour ceux qui s’intéressent aux sciences) (moi, ça m’intéresse, mais de là à dire que je comprends :) ) et de la psychologie, ou encore des voyages dans le temps…
J’ai trouvé que c’était bien écrit, je l’ai lu d’un bloc, car j’étais très curieuse de voir l’évolution de l’histoire ! C’était intéressant de voir cette vision de la société en 3066, société matriarcale, donc, ce qui est très déroutant au début (comme on est conditionnés à notre société patriarcale, on a peu l’habitude de lire des hommes jouer les « vierges effarouchées », pour ne citer qu’un exemple). Puis finalement, on se rend compte que l’idée de ce monde futuriste, qui était de prendre le strict contre pied de ce qui a mené le monde à sa perte (rejet de la technologie), n’était pas forcément mieux pour la survie de l’humanité, aucun excès n’étant bon.

En revanche, je dois avouer que j’ai un peu zappé les passages érotiques un peu trop longs, ce n’est pas franchement mon truc, j’ai toujours tendance à me dire que c’est l’auteur qui se laisse un peu aller :) et quand je lis un roman d’autre chose, je n’aime pas trop que ça se mélange et je trouve que ça ralentit l’intrigue et nous sort de l’histoire (mais ça n’engage que moi, je sais que certains adorent au contraire !).

Dans l’ensemble, une bonne lecture très originale et amusante, j’ai passé un très bon moment !

Tesla, ça me rappellera toujours l’inénarrable David Bowie dans Le Prestige :)

*

**

Jean-Luc Fradin est un lecteur, fan de SF, dont la bibliothèque avoisine les 2500 références. Voici sa chronique de « 3066 Lamia » (visible dans le groupe FB SF/FANTASY/BIT LIT/HORREUR) :

Bonjour les membres, nous avons dans ce groupe, un écrivain de SF comme on aurait aimer les avoir maintenant, la pure SF avec un mélange de fantasy….je ne vais pas en faire la pub, mais ayant acheté son livre et en prime avoir eu une ‘tite dédicace, autant en faire une chronique….Il a essayé par message privé d’en savoir plus….avait-il peut-être une petite boule au ventre si ce livre m’avait plu ou pas…

Cette chronique (une de mes plus longue) sera composé de quelques lignes concernant l’auteur, mon résumé, mon avis, ma note et ma conclusion.

Jean-Baptiste MESSIER, agé de 39 ans, écris depuis une vingtaine d’années, Sa 1ere publication date de 2011 avec son receuil « Les Champs d’Armor », ensuite il a publié 2 receuils de nouvelles érotiques (La femme de ses reves et La Lectrice) + 50 œuvres en lecture libre allant de 1 page a 291 pages, en décembre 2013, il sort son 1er roman de SF/Fantasy: 3066 LAMIA.

mon résumé sans trop spoiler et sans trop de détail..
An 3066, dans un Paris totalement délabrée et en ruine et une société commandée par des femmes, nous faisons la connaissance de Lamia, jeune demoiselle amoureuse de son Valérian, mais celle-ci ayant transgresser les regles concernant sa virginité avec un autre homme, la grand-mère l’ayant appris par Valerian car l’autre homme s’en est vanté auprès de lui. Mais voilà Valérian, jeune guerrier va partir en mission secrète au grand désespoir de Lamia, pour découvrir le secret des extra-terrestres qui ont commencé a envahir la Terre, les Reptiliens. Pourquoi sont-ils sur Terre, est ce une invasion?
En descendant dans la cave de chez elle, elle fait la rencontre du « fantome » de Nicolas Flamel, alchimiste de XIVeme siecle, a vrai dire c’est un Elornite (qu’est ce qu’un Elornite, question a posé a l’auteur). Celui-ci l’amene au royaume d’Armor pour une mission de toute urgence, là! elle fait la connaissance de Stéphane venant de la France des années 50 et Cynthia, espionne de la fin du XXeme siècle qui vont formés leur trio (pour cette mission, plusieurs trios ont été formés dont une personne faisant partie de l’année 3066). Ils vont apprendre la téléportation, la spiritualité, et plein d’autres choses. Leur mission: découvrir les secrets de Nikola Tesla….mais les voyages dans le temps sont pas sans danger avec les gardiens du temps.
Pendant ce temps, Valérian et ses 2 compagnons (je ne vais pas entrer dans les détails, il faut lire le bouquin pour en savoir plus) sont en mission pour surveiller les reptiliens dans une région de France. Lors d’un repos, ils se font voler leurs chevaux par une tribu de « sauvages », ils suivent les traces laissés par la « tribu » et assiste impuissant au carnage de celle-ci lors d’un raid des reptiliens.
Du coté de Lamia, notre trio venant d’Armor se téléporte à la fin du XIXeme pour envoyer de rencontrer Tesla…une quête qui se rapproche de plus en plus. Par la force des évènements, Lamia devient la secrétaire particulière de Tesla et même très particulière…
Après plusieurs tentatives pour soustraire les précieux renseignements des découvertes de Tesla, les gardiens du temps sont de plus en plus présent sur la surveillance de notre trio, ils ne bougeront pas s’il n’y a pas de changement du cours du temps. Lamia après avoir trouvé et réaliser le secret de Tesla, une nouvelle branche de l’histoire du temps est changée, les gardiens attaquent et notre trio les combattent avec l’aide de quelqu’un (surprise!!). A cause de ça, une nouvelle branche de l’histoire est née, les gardiens du temps sont décimés et de nouveaux vont arriver pour faire respecter cette nouvelle branche…
Du coté de notre commando, après avoir perdu un membre, se retrouve avec la seule survivante du massacre de la « tribu », une petite fille qui sera nommé Jacinthe. Dans le ciel, 2 vaisseaux aliens se combattent, après avoir été témoins du crash d’un des vaisseaux, notre nouveau trio, récupère un jeune saurien extra-terrestre blessé et font la connaissance des habitants d’un village pas loin dont ils seront les invités et le jeune saurien sera soigné. En repartant, Jacinthe et Valérian essayent de comprendre le langage du jeune extra-terrestre qui sera nommé Sauran, notre trio apprend qu’il est le fils de dissident, les voilà bientôt aux portes de Paris.
Quel est ce mystérieux pylone sur les débris de la Tour Effel, nos 2 éclaireurs sont invités a raconter leur aventure devant les anciennes et une femme masquée. Voilà que s’est-il passé pendant ces 3 mois d’absences, pourquoi Lamia a-t-elle vieilli prématurément (elle a pris 5 ans en 3 mois), Lamia et Valérian vont-ils se retrouver? et ce secret de Tesla qu’a ramené Lamia va-t-il changer le monde? je ne dévoilerai pas la fin car sur les 20 dernières pages vous serez tout sur le dénouement de l’histoire….Je vous invite a lire ce livre si vous aimez la bonne SF.

Mon avis
Nous sommes au XXXIeme siecle, une vision du futur qui est dévasté, nous sommes en France et à Paris de surcroit. Après une guerre ultime, nous nous retrouvons presque au moyen-âge, plus de technologie, pas d’armes futuristes (ou elles sont tabous), plus rien, même les énergies fossiles sont épuisés, rien….
C’est rare de trouver des auteurs dont le sujet principal est la société matriarcale et que les hommes soient en second plan, j’ai des livres concernant ce sujet
La grande guerre des Bleus et des Roses de Norman Spinrad (1980)
Les pieuvres végétales de Jean-Pierre Garen (1998)
Et je dois en oublier encore…
Donc dans cette société matriarcale, la vie a 2 n’existe plus car les relations fusionnelles sont mal vu voire malsaines, c’est la femme qui décide, qui choisi ses amants, qui élève les enfants, elles ne sont pas obligé de faire connaitre le père biologique, même les amants d’un soir n’ont pas le droit de rester toute la nuit, un système très explicite et très hard pour moi (pauvres gars!).
En lisant ce livre, un énorme clin d’œil m’est arrivé en lisant la description des reptiliens, ces sauriens extra-terrestres qui soient disant pompent l’energie de la Terre (le magma) par de grands tuyaux allant jusqu’aux vaisseaux mères, de plus il y a des dissidents parmi eux, leur monde se meurt, etc…., ce clin d’œil c’est V (les visiteurs) cette série de 1984 (dont une nouvelle version sortira en 2009), ceci pompant l’eau de la Terre car leur monde est asséché, la 5eme colonne (les dissidents), manger les humains…Les reptiliens du livre ont un autre clin d’œil concernant leur armement a l’épaule comme dans Prédator.
J’en reviens au livre, la blogueuse de Chronique d’un chat de bibliothéque écris qu’elle zappait les scènes érotiques, elle est gentille, érotique non!! là on est complètement dans le porno (l’érotisme pour moi, les scènes sont cachés ou alors on fait penser que…c’est mon avis….mais l’auteur s’est un peu laché sur la chose, dû peut-être au 2 receuil qu’il a écris avant……). Donc! pour ma part (et c’est le mien) il y a un petit bémol, malgré une histoire qui tiens la route, d’une vision futuriste, de voyage dans le temps, d’extra-terrestres, c’est qu’il y a vraiment trop de sexe (mon avis), cela tue un peu cette balade littéraire et quelques fois on se perds un peu dans l’histoire et l’intrigue est un peu « noyée » par tant de sexe, c’est un peu dommage, certains pourraient etre dérouté par tant de jouissance, mais bon!
L’auteur a fait aussi une très bonne recherche concernant Nikola Tesla (certaines notes de l’auteur y sont indiqués)
je donne une note de 3,75/5
j’ai noté un petit oubli (peut-être punir l’éditeur ou l’imprimeur) a la page 189, 1ere ligne « se rua sur le chien loup pour lui « ? » la gorge d’un geste vif » pour ma part le mot trancher a été oublié là ou j’ai mis « ? »…

conclusion:
Pour un tel roman, il aurait été plus a la mode ou la SF fonctionnait très bien il y a 30 ans, je vois bien cette histoire dans la série des Fleuve noir anticipation celle des années 70/80 que j’apprécie beaucoup.
En tout cas un livre à ne pas mettre entre toute les mains et vraiment interdit au moins de 18 ans

3066 LAMIA de Jean-Baptiste MESSIER aux editions Atramenta, sorti en decembre 2013 (1ere edition), 229 pages
4eme de couverture
An 3066, Paris : La « Guerre Ultime » a ravagé depuis longtemps la surface de la Terre. Lamia vit son existence de jeune fille amoureuse et libertine dans une société dominée par les femmes. Les énergies fossiles sont épuisées et le progrès technique banni. Des extraterrestres aux desseins obscurs ont envahi la terre et menacent son existence même. Une nuit, Nicolas Flamel, l’alchimiste, apparaît à notre héroïne. Il l’implore de remonter le cours du temps et ainsi découvrir les secrets de l’énergie universelle que détiendrait Nikola Tesla, savant génial et iconoclaste du début du vingtième siècle. Tout d’abord, elle partira en Armor, un royaume hors du temps et de notre dimension où elle apprendra des techniques qui lui permettront de mener à bien sa mission palpitante. Elle y fera connaissance de ses compagnons d?aventure : Stéphane, le scientifique, et Cynthia, la pulpeuse espionne.

(source  )

C’est la deuxième personne (la première étant l’écrivain de SF Pierre Stolze) qui me dit que j’aurais pu être édité dans la collection « Fleuve noir ». Ça tombe bien, c’est exactement, ce que je vise.

dédicace de 3066 Lamia

dédicace de 3066 Lamia

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Une autre chronique :
http://doublebelier.wix.com/passion-livres#!3066-lamia/c1x9f

Mon avis
Changer de look dans la vie est chose courante et très rapide pour ce qui est de changer d’époque cela l’est moins !l y a peu je vous emportais dans un monde imaginaire,remontant très loin dans le passé,  ce jour je vous transporte dans l’année 3066.Comme quoi la littérature vous emmène n’importe où,n’importe quand, selon nos choix du moment. Je tiens à préciser que ce livre est conseillé à un public averti, en raison de certains passages très explicite, un langage érotique qui n’enlève rien au charme de l’histoire ni aux charmes des personnages. Vous y découvrirez notamment une manière assez originale de déguster la confiture. Je vous laisse le plaisir de lire ce livre afin de découvrir de quelle confiture il s’agit (lol). Je vous propose cet excellent roman de Science-Fiction, en vous chroniquant 3066 lamia. Je vous emmène dans un monde dans lequel essence, mazout et électricité ne sont plus d’actualité

depuis la grande guerre.Je vous invite à découvrir un Paris bien différent que de celui que connaissons de nos jours, un Paris bien plus gris……

Gris ce Paris-là, mais de bien mauvaises nouvelles  troublantes vont se dévoiler,à la suite de  l’arrivée imminente des reptiliens et peut-être une nouvelle guerre !

Allait-il y avoir un envahissement planétaire de la part d’extraterrestres?

3066 une année où l’humanité, et même toute vie, se trouve aussi à un point critique car la venue probable d’extraterrestres menace l’existence même de la Terre. Nous y croiserons bon nombre de personnages.

Valérian et Lamia, tous deux follement amoureux l’un de l’autre se rendaient utiles en protégeant à leur manière la planète « Terre ». Lamia en complicité avec ses nouveaux amis Stéphane et Cynthia.

Valérian, quant à lui, aux cotés de son père Markus et de Nexa.

L’auteur nous donne quelques renseignements et informations réels mais juste le nécessaire pour comprendre et ne nous noie pas dans une tonne d’explications, juste ce qui utile,un style que j’apprécie énormément.

En voulant le résumé en quelques mots simples :  un sauvetage planétaire avec sensualite et érotisme,quoi de mieux pour

passer d’agréables moments de détente.Je ne vous dévoilerai pas plus,prenez possession de ce roman et savourez le……

Prononcer « Mathaz » ,visionnez un endroit préciset rejoignez moi dans cette superbe histoire !

Ce livre est disponible en version papier et également en version e-book auprès de l’éditeur.

Quant à nous on se retrouve prochainement pour de nouvelles aventures lors d’une prochaine chronique.

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Et enfin un commentaire 5 étoiles sur Amazon qui m’a fait sourire ( source ) :) :

Une superbe vraie histoire construite comme une saga SF, teintée de spiritualité zen, d’histoire humaine (on apprend bc de choses) et de réflexion sur notre société moderne dont les pires travers l’ont conduite a la ruine dans la vision futuriste du livre…

La société matriarcale qui a succédé dans cette histoire fait rêver, voici un auteur féministe, bravo…

L’aspect érotique ajoute bien des émotions! D’autant plus que l’amour est bien présent dans un romantisme subtil, teintée d’une recherche de distance affective très bien décrite! Une vision intéressante qui induit la notion de rapport humains plus légers sans jalousie ou possessivité qui entraîne les agressivités humaines.

L’histoire est passionnante, surprenante et bien construite, dans un contexte de Stars wars ou de Seigneur des Anneaux. On ressent en profondeur la dualité morale entre le Bien et le Mal, pour une lecture qui nous tire vers le meilleur et fait du bien à l’âme…

Pour couronner le tout, les personnages sont attachants et restent longtemps avec nous sitôt le livre refermé!

Enfin, l’humour, bien près présent tout au long du livre, nous fait un Clin d’oeil… Le monde de Lamia serait peut-être sauvé par une fessée érotique… le cul ‘voluptueux’ de la belle en ultime viatique…

En bref, un livre à dévorer… à quand le film!!!???

Une petite remarque sur le style parfois multiforme !

A lire sur toutes les plateformes de téléchargement et version papier sur Amazon ! :
3066 Lamia

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L’académie Balzac, un moyen de se découvrir ?:)

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Télé-réalité littéraire… peut-être vous dites-vous que ces trois concepts accolés composent un bel oxymore au cube et peut-être n’avez vous pas tort. :) Mais quoiqu’il en soit, j’ai décidé de m’inscrire pour participer à la première émission de téléréalité « littéraire » : l’académie Balzac.

Télé-réalité littéraire… oui les trois ne sont pas incompatibles faut croire…

En tous cas en votant pour moi et pour mon livre « 3066 Lamia » en allant sur ce lien ( envoyer Jean-Baptiste Messier à l’académie ), qui sait, vous changerez ma vie ! ou du moins l’influencerez favorablement en contribuant à me faire connaître. Bref vous avez saisi le principe. Et votre souris du coup acquiert un énorme pouvoir. :) (cherchez pas, c’est spiderman)

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Voici le principe :

« Après l’Italie (Masterpierce) c’est en France qu’aura lieu la prochaine émission de télé-réalité littéraire : http://www.academiebalzac.fr/

Un concours sera filmé : « Vingt écrivains auront pour mission d’écrire un roman collectif en 20 jours sous l’œil des caméras.

Le 30 septembre 2014 à 19 heures, les 20 auteurs sélectionnés par le jury, intégreront le château de l’Académie Balzac et commenceront dès le lendemain la rédaction du roman collectif.

Les journées seront rythmées par des séances d’écriture, de discussions et de lectures collectives. Des professionnels extérieurs interviendront pour coacher les écrivains, et faire la lumière sur les différents secteurs de l’édition au moyen d’exercices et de sorties.

Au fur et à mesure, 10 écrivains seront éliminés ; 5 par les internautes et 5 par les écrivains eux-mêmes.

L’ouvrage rédigé durant ces 20 jours sera dévoilé le 24 octobre 2014 lors de la grande soirée de la Journée du Manuscrit, retransmise en direct. »

Un moyen de se faire connaître et que la littérature érotique soit représentée.

Et puis connaître la vie de château (ahhh le spa dont je rêve) pendant 3 semaine. Donc merci à vous qui voterez pour moi !:p

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J’ai réalisé aussi une vidéo amateur pour présenter mon roman de SF/Fantasy érotique :

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Comment j’ai écrit mon premier roman :)

Au moins le titre est clair !

Cet article est destiné à ceux (notamment d’autres auteurs) qui s’intéressent à la cuisine du roman. Je vais faire bref, mais j’espère instructif.

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Au début était le Verbe euh non au début, l’auteur se trouve face à une masse informe d’idées, de sensations, d’envie d’exprimer certaines choses, de fragments d’univers qui gravitent dans sa tête. En un mot, c’est le chaos.

Or dans le roman que j’envisageais, qui se situe dans la littérature de l’imaginaire (science-fiction/ fantasy « 3066 Lamia« ), il me semblait indispensable d’organiser cette bouillie primordiale aussi bien sur le fond (intrigue, univers, morale sous-jacente) que sur la forme (chasser tout d’abord les fautes de goût, assonances non désirées, redondances de sens qu’on ne détecte pas forcément, etc.).

Je me suis donc équipé de livres qui réfléchissent à la manière d’écrire.

Sur le fond, je me suis servi de deux bouquins principalement :

- « L’anatomie du scénario » de John Truby. Ce livre est vraiment un très bon guide pour apprendre à créer des univers, des personnages, etc. dont les caractéristiques bien réfléchies nous permettront d’avancer dans l’histoire sans même que le lecteur s’en rende compte (du moins c’est mon souhait). Il nous aide à créer une histoire qui semble naturelle et surtout « captivante ».

- deuxième livre plus spécifique à la littérature de l’imaginaire : « Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction » d’Orson Scott Card. Livre très utile car dans un livre de l’imaginaire, il nous faut donner au lecteur tout un tas d’infos sur les univers inhabituels sans avoir l’air d’y toucher, sans être trop didactique, en un mot sans être trop lourd. On voit donc qu’à travers dialogues, descriptions orientées, nous pouvons subtilement :) distiller nos infos et rendre notre récit aussi léger que possible.

Pour ce qui est de la forme, j’ai travaillé le style et la ponctuation, là aussi, je me suis aidé principalement de deux livres :

- « Manuel pratique de l’art d’écrire » (tome I et II). Ces deux tomes sont en fait deux précis (donc des livres courts en soi) qui récapitulent toutes les erreurs à éviter quand on écrit. Cela nous permet de revoir nos bases et c’est illustré de nombreux exemples tirés de la littérature française. Personnellement, il m’incite à une rigueur à laquelle, je pense, le lecteur peut être sensible. Ce sont des livres « old school » dont le charme vieillot voire suranné m’a réjoui. :)

- Enfin mon point faible, la ponctuation. Là au contraire de l’ouvrage précédent, je me suis aidé d’un livre un brin encyclopédique mais évidemment complet « Traité de la ponctuation française« . On peut sans doute trouver un livre plus condensé, à voir.

Il est bien entendu que ces livres ne sont utiles que dans la mesure où vous avez trouvé une muse ou un sujet qui vous inspire.

museBonnes fêtes de fin d’année ! :-)

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Publication de mon roman de SF/fantasy un brin érotique :)

LamiacouvEbook

Et si  les énergies fossiles comme le pétrole, l’uranium étaient épuisées ?

Et si les femmes dominaient la société parce que les hommes ont tout fait foirer ?

Et si une « Guerre ultime » avait ravagé la Terre pour la conquête des dernières ressources disponibles ?

Et si des extraterrestres envahissaient ce monde où le progrès technique est banni et la civilisation revenue à un âge moyenâgeux ?

Faire appel à Lamia semble être une bonne solution. :)

Si ces questions vous intéressent, si vous aimez la SF, la Fantasy, l’érotisme, mon dernier roman pourrait vous plaire.

Présentation :

An 3066, Paris : La « Guerre Ultime » a ravagé depuis longtemps la surface de la Terre. Lamia vit son existence de jeune fille amoureuse et libertine dans une société dominée par les femmes. Les énergies fossiles sont épuisées et le progrès technique banni. Des extraterrestres aux desseins obscurs ont envahi la terre et menacent son existence même.

Une nuit, Nicolas Flamel, l’alchimiste, apparaît à notre héroïne. Il l’implore de remonter le cours du temps et ainsi découvrir les secrets de l’énergie universelle que détiendrait Nikola Tesla, savant génial et iconoclaste du début du vingtième siècle.

Tout d’abord, elle partira en Armor, un royaume hors du temps et de notre dimension où elle apprendra des techniques qui lui permettront de mener à bien sa mission palpitante. Elle y fera connaissance de ses compagnons d’aventure : Stéphane, le scientifique, et Cynthia, la pulpeuse espionne.

Roman de Science-Fiction/Fantasy interdit aux moins de 18 ans.

Il est présent en e-book sur toutes les plateformes de téléchargement (amazon, fnac, kobo, etc.) et sous forme papier sur Amazon, je vous mets le lien vers Amazon :

http://www.amazon.fr/3066-Lamia-Jean-Baptiste-Messier-ebook/dp/B00H5QMNK2

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