Chronique de « Shunga » d’Odile Brehat

Avertissement : J’ai décidé de publier des chroniques sur mes lectures. Pourquoi ? Parce que je pense que la littérature francophone est bien souvent écartée du système au profit de traductions d’œuvres anglosaxonnes de moins grande qualité au moins au niveau stylistique. Je pense aussi que le système éditorial français ne permet pas l’émergence de nouveaux talent francophones. Il s’agira de chroniques qui ne se veulent pas des vérités absolues mais l’expression d’un ressenti plus ou moins argumenté. Je mettrai en lumière uniquement des œuvres qui m’ont plu.

Voici ma petite chronique. Pour la notation (calquée sur celle d’Amazon) et pour qu’on comprenne bien mon échelle de valeurs, « La carte et le territoire » de Houellebecq c’est 5 étoiles, cela veut dire que 4 étoiles c’est très bien et 3 étoiles, c’est déjà pas mal. Rares sont donc mes 5 étoiles !

ShungaCoverPrésentation :
Caroline est une journaliste au tempérament de feu qui a pour habitude de mener son petit monde à la baguette. Dans le cadre de son travail, elle a pour mission de faire découvrir sous un regard nouveau certains établissements de sa ville.

Le Shunga est un restaurant au genre un peu particulier qui va l’amener à prendre contact avec Ian, l’escort-boy. Ian saura-t-il rester professionnel face à la sensualité de sa cliente ? Caroline maîtrisera-t-elle ses pulsions quelquefois dévastatrices ?

Mon avis (4 étoiles) :
C’est vraiment un roman de femme ! Moi qui suis un homme, c’est assez troublant de sentir autant ce qui peut agiter une femme amoureuse. Caroline, la narratrice, est une jeune femme dynamique, assez emportée, jalouse, impulsive prête à toutes les folies pour son homme. C’est d’ailleurs ce caractère un peu emporté qui lui jouera des tours d’une certaine manière. Il faut dire tomber amoureuse d’un escort boy peut faire frémir.🙂
Odile Brehat manie à la perfection dans ce roman la narration à la première personne et au présent ce qui nous permet de rentrer dans la tête du personnages mais aussi dans sa peau, car Caroline est une coquine très très sensuelle et très gourmande. Sans trop révéler de l’histoire, les passages dans la boîte libertine « Le Shunga » (ce qui donne le titre à la nouvelle) et dans la mer avec victoria sont divins. Et là l’écriture érotique atteint son but : émouvoir diablement le lecteur (et la lectrice j’imagine :p). Les passages érotiques sont bien écrits à la fois sur le plan du style (ah le Shunga…) mais aussi par le fait que l’effet stimulant est tout à fait réussi.:) Et Odile *Brehat veut nous chauffer, c’est tout à fait clair.:)
En plus j’ai découert un mot « Euthymie » tout à fait intéressant.:)

Donc un roman à lire pour ceux qui aiment les romances très très érotiques (mais sans aucune vulgarité). Ils ou elles ne seront pas déçues !

Le lecteur curieux peut découvrir cette œuvre ici :
Shunga

A propos Jean-Baptiste Messier

écriture, méditer dans la nuit fraîche sous un pin de la montagne Wu Tang, ceinture noire karate , bouddhisme, rosicrucien, alchimie, nouvelles, taoïsme, zen, astrologie, poésie, la Chine, et une pincée de sensualité ! psychologie, cours par correspondance, pfffiouh la liste s'allonge ! ah science-fiction aussi et puis taï chi !! Qi Qong... voyage, voyage :-)
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